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HUMEURS

COUP DE GUEULE

Enseigner ne me stresse pas. J’aime être dans ma classe, avec mes élèves, c’est l’un des rares endroits où je me sens vraiment à ma place.
Ce qui me sidère, c’est de voir à quel point tant de collègues s’enfoncent dans un fatalisme tranquille : accepter sans broncher chaque nouvelle injonction hiérarchique, aussi absurde que la précédente, comme si c’était une fatalité du métier.
Certain·es s’épuisent sous le poids de responsabilités toujours plus farfelues : « référent pHARe » aujourd’hui, bientôt « référent laïcité » ou « gestionnaire ». Et le directeur, s’il ne prend garde, se transforme vite en manager toxique, là où l’école avait su, jusqu’ici, échapper au fonctionnement d’entreprise.

Le handicap ? Beaucoup tiennent de beaux discours. Mais quand un collègue de longue date commence réellement à souffrir d’un véritable handicap, il n’y a soudain plus grand monde. Ou alors quelques rares personnes qui continuent, elles, à inclure ce collègue comme on inclut un élève : avec humanité, constance et simplicité.
Les autres se réfugient derrière les fameuses « nécessités du service ».
Sauf que la véritable nécessité, c’est justement de protéger les élèves, et l’école, de ce type de logique froide, administrative, déshumanisée. De les protéger de celles et ceux qui, au nom du fonctionnement, oublient la personne.

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