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Apprendre, c’est relier

Dans ma classe, je ne vois pas un lieu d’instruction, mais un espace vivant. Un milieu où circulent des gestes, des voix, des idées. Un lieu où l’on tisse. Les élèves tissent entre eux, entre leurs expériences, entre les savoirs qui surgissent. Et l’enseignant n’est pas le maître de ce tissage : il en est l’agent, le vecteur, celui qui facilite les circulations.

Je crois qu’il n’existe qu’un seul apprentissage, au singulier : apprendre à faire des liens.
Tout le reste en découle.

Relier des signes et des idées pour lire.
Relier une intention et une forme pour écrire.
Relier des concepts numériques — ordres, grandeurs, structures, continuités et discontinuités — pour entrer dans les mathématiques.
Relier des expériences pour penser.
Relier des possibles pour jouer.
Relier des points de vue pour débattre.

etc….

Quand l’élève apprend à relier, il peut tout apprendre.
La classe devient alors un écosystème : un lieu où la vie, le tissage et les savoirs se rencontrent, se transforment, se répondent.

Apprendre n’est plus une accumulation.
C’est un mouvement.
Un souffle.
Un tissage du monde.

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